Lorsque La DG du Port Autonome de Cotonou étale sa compétence

«Les Gardes Côtes, à leur dernier passage, ont attesté que le code ISPS est vraiment d'application au Port de Cotonou

Nommée à la tête du Port Autonome de Cotonou depuis mai 2016, Huguette Amoussou Kpéto travaille d'arrache-pied avec une équipe aussi consciente des défis à relever pour remettre le poumon de l'économie béninoise sur les rails. Très discrète plus efficace dans la gestion de l'entreprise, la dame de fer, comme certains l'appellent dans les coulisses du port, un intéressé notre équipe à été rapprochée d'elle pour faire la lumière sur les actions phares menées depuis Un prix Le service pour concrétiser la vision du chef de l'Etat, Patrice Talon, contenue dans le PAG. Lisez plutôt.

Vous êtes DG intérimaire du Port Autonome de Cotonou depuis quelques mois, quel est l'état des lieux actuellement?

Merci! Je suis Directrice Générale par intérim du Port Autonome de Cotonou depuis le 23 mai 2016;  Et l'état des lieux actuel d'une offre d'amélioration sur plusieurs plans.

Lesquels?

Je prépare le panoramique de la sécurisation des ressources. Il ya beaucoup d'actions de contrôle à tous les niveaux que vous recherchez la sécurisation des ressources combattant ainsi la fraude. Vous comprenez la nécéssité de cette lutte pour sécuriser les ressources.

Quelles sont les réformes phares que vous avez engagées depuis votre prix de service pour permettre au port de rayon son blason?

Nous avons décidé d'aller vers les lignes maritimes, faire une très belle publicité pour que nous nous rendons compte compte à un moment donné qu'il existe plus question de rester sur le port et d'assister aux lignes maritimes venir vers Le Port. Donc on a fait une mission commerciale vers les pays de l'Europe où les lignes commerciales sont en cours d'envoi en direction du Port de Cotonou les bateaux de nouvelle génération. Le 26 octobre dernier nous avons accueilli le premier bateau d'une longueur de 275 mètres et au cours du premier trimestre de l'année 2017 nous nous sommes apprêtés pour l'accueillir des bateaux de 300 mètres. Quand vous rentrez dans l'enceinte portuaire, il ya eu, on peut constater, Que l'activité d ' Empotage et dépannage des conteneurs est transféré et à permis d'avoir plus d'espace pour permettre une meilleure fluidité de la plateforme. Ça c'est aussi une offre pour la célérité aussi bien que la productivité et la compétitivité.

Pourtant ces réformes n'ont pas plu à tout le monde. Certains supports sont en train de grogner, madame la Directrice Générale.

C'est évident! Quand on change les habitudes, l'être humain a parfois mis du temps à s'adapter. Mais avec la petite évaluation que nous avons pu faire, nous et trouvés des avantages. Parce que eux-mêmes ils se disent qu'il vaudrait mieux pour eux de s'arrêter à Allada que d'affronter encore le go slow pour venir jusqu'à Cotonou. Puisque les dépotages se faisant à Allada, les camions en destination des pays de l'arrière-pays ne viennent plus ici. Donc il ya un gain de temps significatif, d'une manière ou d'une autre, a commencé par les intéresser.

C'est justement la cause d'un conduit à la rupture du contrat de STTB?

Non, le contrat de la STTB c’est beaucoup plus profond que ça. Il y a que STTB n’a pas du tout respecté ses engagements contractuels et donc ça a abouti forcément à la rupture de son contrat. Voilà et l’Etat a décidé que l’autorité portuaire reprenne en main la gestion de cette activité. Ce que nous faisons depuis le 9 septembre 2016 et avec beaucoup plus de meilleurs résultats d’ailleurs.

A vous écouter on l’impression que tout va bien. Mais Madame la Directrice Générale, quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées ?

C’est évident que tout ne va pas pour le meilleur. Et c’est d’ailleurs ce qui justifie les défis de l’année 2017. Défi relatif par exemple au volet informatique où nous sommes en train de faire un travail réel sur la simplification des barèmes pour faciliter l’automatisation, la facturation et mieux pour cerner davantage les ressources et éviter substantiellement ce qu’on peut appeler perte éventuelle de ressources. On engage une réforme liée à une facturation globale. Donc on va faire une facturation globale de la cargaison. On a de ces réformes là en perspective. On va essayer de les conduire pour qu’au plus le deuxième trimestre de l’année ça soit une réalité. Ce serait vraiment quelque chose de très intéressant. En marge de ça nous avons en perspective de renforcer notre flotte d’engins. Donc ça va élargir notre capacité d’accueil. Déjà que avec la fin des travaux confortatifs le quai Bolloré peut accueillir de grands bateaux et donc il faut des engins adéquats pour le manœuvrer.

Parait-il que depuis votre prise de service les créanciers du Port se sont mis en règle vis-à-vis de la caisse. Quelle est votre secret ?

Sourire…c’est vrai que les créanciers du Port sont obligés de payer. Quand on doit on paye. Ce n’est pas compliqué. Autorité portuaire avec les prérogatives que nous avons, lorsqu’on fait les relances et on fait les mises en demeure, on passe les communiqués qu’il faut et que le délai passe, on utilise les moyens coercitifs. On fait des blocages physiques, on bloque les magasins, on bloque les bateaux, les consignataires qui n’ont pas payé et puis on coupe l’eau, on coupe l’électricité. Ce n’est pas compliqué. Parce que sur les redevances il y a une contrepartie que le port fournit. Ça n’a pas de sens. Et puis quand nous on émet les factures on paie la TVA dessus. Donc on ne peut pas comprendre que les gens ne payent pas. Moi personnellement je ne supporte pas que les gens ne payent pas les redevances du Port et donc je coupe sans état d’âme. Dès que le fais les mises en demeure, je donne des délais qui passent, il y a un comité qui travaille dessus. Il y a des gens qui sont là pour bloquer. Ceux qui ferment les magasins sont là, la capitainerie bloque les bateaux en rade et puis la liaison technique coupe l’eau et l’électricité. Du coup on engrange beaucoup de ressources. Tout de suite j’appelais mon DAF pour dire mais qu’en est-il de telle société et il m’a dit ah la société vient de payer 541 millions. J’avais dit au DG que j’envoie mon DAF ; si on n’a pas les sous à midi on va vous bloquer et donc avant midi on m’a fait le point que la société a payé cinq cent quarante-et-un millions. Je dis qu’en est-il des 230 millions et on m’a dit il reste encore quelques jours. J’ai dit ok comme ce n’est pas échu on laisse tomber. On ne le bloque pas.

Donc le Béninois a besoin du bâton derrière pour se mettre en règle ?

Ah moi je n’en sais pas. Mais de toute façon cette expérience elle prospère. Mon ambition, ce n’est pas de le faire tout le temps mais c’est d’amener à ce que ça soit un réflexe pour eux de payer à bonne date.

Cela sous entend que les ressources du port connaissent de l’accroissement ?

Ah oui ! D’ailleurs avec un accent sur les contrôles, voyez le trafic par rapport à 2015. En 2015, on était à neuf millions trois cent cinquante tonnes, en 2016 avec la crise du Nigéria ça a baissé un peu. On est à huit millions six cents et quelque tonnes. Normalement, comme le trafic a baissé le chiffre d’affaires devrait aussi baisser. Mais comme on a fait beaucoup de contrôle, le chiffre d’affaires a plutôt augmenté. C’est passé de vingt-quatre milliards à plus de vingt cinq milliards.

Il y a quelques mois le Port de Cotonou était une plaque tournante des narcotrafiquants. Aujourd’hui semble-t-il qu’il y a eu d’accalmie. Qu’est-ce qui a contribué à ce répit ?

C’est vrai que il y a quelques mois, il y a eu quelques saisies de cocaïne. Moi je crois que l’accalmie est due à la fréquence de saisie. Parce que les trafiquants, quand il passe et on entend rien ils se disent bon les gens ne fouillent pas outre mesure et puis ils viennent. Mais quand la saisie est fréquente ça dissuade. Ils se disent on a la chance ou la mal chance de se faire prendre. Du coup je croise que c’est de nature à décourager cette itinéraire là. Ça c’est mon analyse personnelle.

Quel message avez-vous aujourd’hui pour rassurer les acteurs portuaires afin qu’ils continuent de fréquenter le Port de Cotonou en toute quiétude ?

Plusieurs raisons. D’abord il y a la stabilité politique. Le Bénin est un pays de paix ; donc s’ils viennent ici, ils ont toute l’assurance d’opérer en toute quiétude. Il y a que le Port de Cotonou est un port sécurisé. Les Gardes Côtes à leur dernier passage l’ont attesté pour dire le code ISPS est vraiment d’application au Port de Cotonou. Il y a que des efforts sont faits pour rendre le port fluide, gage de célérité. Il y a le guichet unique qui est d’actualité. Avec les questions de BFU le temps d’attente est réduit. Il y a aussi que le quai Bolloré est grand et profond pour accueillir les bateaux de nouvelle génération.

Vous venez de fêter les cinquante ans du Port de Cotonou. En tant que produit fini du port quels sont vos sentiments et quelles sont les perspectives pour que dans cinquante ans le Port de Cotonou soit toujours attrayant et compétitif ?

Merci, quand on sait qu’en 65 quand le port était construit, c’était pour accueillir 2millions 500 tonnes de marchandises. Aujourd’hui on va au-delà de dix millions. Ne serait-ce que par rapport à ça, on sent une avancée réelle. Il y a eu des travaux d’extension qui ont été réalisés. Le dernier c’était la construction du quai sur financement du MCA. Ça a augmenté la capacité d’accueil au Port de Cotonou. Maintenant avec tous les outils modernes de manutention voyez que le Port de Cotonou opère avec des grues super performantes et même des portiques. Il y a quatre portiques au quai Bolloré pour opérer avec une cadence de chargement extrêmement intéressante. Dans cinquante ans et même avant il y aura des merveilles. Parce que là la Gouvernement du Président Patrice Talon a inscrit au PAG la reconstruction des quais nord. Voyez le quai nord d’une longueur de plus de 1300 mètres. Le construire aux normes vous voyez ce que c’est. Le quai Bolloré ne fait que 600 mètres. Ça veut dire qu’avec le quai nord on aura le double en matière de longueur. Déjà ces travaux là donneront encore une autre dimension au plan infrastructurel au Port de Cotonou. Il y a la perspective de la construction du centre des affaires maritimes. C’est une tour qui va abriter toutes les administrations maritimes et portuaires. Les perspectives sont bonnes en terme de la modernisation du Port de Cotonou. Le chef de l’Etat y accorde une attention particulière et ça nous rassure en tant que portuaire.

Au cours de la fête, le syndicat vous a décerné un satisfécit. Chose rare dans nos administrations. Est-ce à dire qu’il y a un climat de confiance entre l’autorité portuaire et le syndicat maison ?

Ce qui intéresse le syndicat, c’est que la gestion se fasse dans les règles de l’art. Et moi je me colle le plus aux textes qui gouvernent la gestion de l’entreprise. Comme ça on a de très bon rapport. C’est vrai qu’il leur arrive parfois de vouloir glisser dans le couloir de la direction générale mais je leur dis gentiment que la loi a indiqué les rôles, vous avez un à jouer, j’en ai un autre à jouer. Donc quand je dis que je pose des actes conformément aux règles qui régissent la gestion de l’entreprise, je n’ai forcément pas de compte à rendre. Maintenant si je dois poser des actes qui concernent le personnel et tout, je dois les impliquer. Et ça aussi c’est leur rôle. Mais globalement c’est une gestion participative. En dehors du syndicat le comité de direction est impliqué et toutes les grandes décisions se prennent au niveau du comité de direction et puis on essaie de faire aller le plus possible au respect des textes.

Nous sommes à la fin de cet entretien. Nous vous leissons le soin de la conclusion.

Je salue votre initiative. Parce que quand on est à la tête d'une entreprise, sur la pose des actes, sur la réalisation d'un bilan ... c'est bon quelque peu de communiquer autour. Sinon c'est comme si vous n'existez pas pratiquement pas. C'est vrai qu'il ne faut pas faire la sur-communication. Je pense que dans la vie, dans tout le choix, il faut s'arrêter faire un point et savoir où on est, qu'est-ce qu'on est envie de faire. Donc si on communique autour de ça je pense que ça peut s'avérer intéressant.


Réalisation: Parfait M.cg FOLLY et Serge Vivien KOUGNIMON pour le compte de
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